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L’environnement de travail dans lequel on se situe a bien entendu son importance dans la conception d’un poste.

Introduction

L’environnement de travail dans lequel on se situe, a bien entendu son importance dans la conception d’un poste. De nombreuses recommandations sont données notamment pour ce qui est des bruits et des risques chimiques.

Les risques physico-chimiques

L’objectif est de diminuer les nuisances au poste de travail pour les rendre compatibles avec la santé des opérateurs. On retiendra que le risque physico-chimique est à prendre en compte tant sur les nuisances générées par le poste lui-même que par les autres postes. En particulier pour les risques chimiques, même les postes très « distants » physiquement du poste à risque sont à prendre en compte.

Les étapes sont les suivantes :

  1. Faire la liste des éléments à risque générés par le poste étudié et les autres. On doit prendre en compte l’ensemble des produits, tant ceux pour réaliser la fonction elle-même que les produits de nettoyage du poste.
  2. Caractériser les nuisances de ces éléments : nature, grandeur.
  3. Confronter les caractéristiques des nuisances vis-à-vis des valeurs maximales admissibles fixées par la réglementation et les normes.
  4. Identifier des solutions pour réduire les nuisances : on pourra par exemple utiliser des peintures à l’eau plutôt que des peintures aux solvants. On pourra choisir des chariots électriques pour limiter la pollution…
  5. Mettre en place des moyens de protection : on considère tant les protections directes de la personne, que les protections du poste en général : panneau roulant, capot de protection…
  6. S’assurer que les moyens mis en œuvre ne gênent pas le bon fonctionnement du poste et les opérations de maintenance.

La luminosité

En ce qui concerne l’ambiance visuelle, l’éclairement doit être adapté aux caractéristiques des tâches à réaliser. Le niveau d’éclairement doit être d’au moins 300 lux pour un travail « classique » (jusqu’à plus de 1000 pour un travail de précision), alors que pour les espaces de stockage, un éclairement de 150 lux est préconisé. Pour les voies de passage 100 lux suffisent.

La notion d’éblouissement direct et indirect est également à prendre en considération afin d’éviter des postures inconfortables ou des difficultés de lecture sur les écrans de commande. Vérifier ainsi qu’à toute heure, il n’y a pas d’éblouissement possible tant par la lumière naturelle que les lumières du poste de travail ou des autres postes.

Les conditions thermiques

La tenue vestimentaire est à adapter en fonction de la température du local et de l’activité à réaliser. Il est primordial de ne pas placer les postes fixes dans des courants d’air. Dans ce cas, l’opérateur aura une sensation de froid et il compensera en mobilisant de manière plus importante ses muscles, ce qui augmente le risque d’apparition de TMS.

Les bruits

Il est estimé que pour une bonne compréhension et une discussion « facile » à une distance d’un mètre, le bruit ambiant ne doit pas dépasser 70db.

On pourra ainsi mettre en place des box vitrés pour s’isoler du bruit tout en permettant de garder « contact » avec les autres postes.

La sécurité

Dans tous les cas, process manuel ou automatique, on va devoir mettre respecter les normes et réglementations de sécurité. On va prévoir des carters de protection, mettre les boutons d’arrêts d’urgences disponibles, rendre visuel les points critiques…

Source

INRS (2012) – Conception et aménagement des postes de travail

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