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Le reality charting est une méthode de résolution de problèmes. Il s’agit essentiellement d’un outil visuel pour gérer un processus de résolution de problèmes.

Introduction

Le reality charting est une méthode de résolution de problèmes. Au-delà d’un processus en 7 étapes simples, il s’agit essentiellement d’un outil visuel pour gérer un processus de résolution de problèmes et permettant de :

  • Améliorer la communication et l’obtention du consensus entre les membres de l’équipe de résolutions
  • Faciliter
  • Synthétiser les données en un seul « Lieu ».
  • Faciliter le partage de connaissance auprès de l’équipe élargie.

Pour cela, la méthode s’appuie sur l’utilisation d’un logiciel permettant de construire, visualiser et synthétiser l’enchaînement logique de la résolution de problèmes. Le logiciel s’utilise tout au long des 7 étapes.

Etape 1 : Définir le problème

Définir le problème de manière simple en répondant aux questions suivantes :

  • Quoi : l’effet principal du problème.
  • Quand : il a eu lieu.
  • Où : il est apparu.
  • Fréquence d’apparition du problème.
  • Influencer par l’organisation, on ne se remet pas en cause dès le premier incident. On continue de travailler comme d’habitude. De nombreux actes dangereux sont effectués mais pour le moment, l’accident n’est que latent.
  • Ne se prémunissant pas suffisamment, les équipes de supervision ne voient pas la situation et toutes ces actes dangereux sont à ce stade transparents vu qu’il n’y a pas encore d’accident.
  • La situation se dégrade encore avec la non mise à jour et le non-respect des standards.
  • Dernier stade, la régression régulière des conditions, de l’organisation… génère de plus en plus de faits dangereux. On aboutit alors à l’accident 1 qui n’est qu’après enquête dû qu’à une succession de négligences du système.

Afin de ne pas se disperser dans les problèmes, la méthode demande de justifier le pourquoi allons-nous traiter le problème défini. Pour cela, le chef de projet doit aller à la rencontre des responsables de secteurs pour répondre aux questions suivantes :

  • Pourquoi souhaitez-vous résoudre ce problème ?
  • Y a t’il un impact sur la sécurité ?
  • Y a t’il un impact sur l’environnement ?
  • Quels sont les gains attendus ?
  • Quels sont les coûts escomptés ?

Etape 2 : Construire une première version du reality chart

Du problème initial, on construit le reality chart. Celui-ci est sous forme d’arborescence représentant l’enchaînement logique « cause / effet » jusqu’à la cause racine du problème.

Ainsi, On se pose une première fois « pourquoi » le problème est apparu. Deux options apparaissent :

  • Soit c’est une condition : le problème est apparu car les conditions de fabrication était trop humides par exemple.
  • Soit une action : le problème est apparu car il s’est passé quelque chose.

Le logiciel demande les différences évidences permettant de justifier nos choix. Si nous n’en mettons pas, alors un point d’interrogation va apparaître.

Il faut ensuite itérer cette étape autant de fois que possible jusqu’à ce que nous n’ayons plus de réponse à la question « pourquoi ». Dès lors, nous pouvons « clôturer » la branche en mettant un STOP selon les conditions suivantes :

  • Desired condition : il s’agit de la cause racine, on ne peut aller plus loin.
  • Lack of control : il s’agit d’une cause dont on sait en avoir suffisamment le contrôle pour la résoudre. Exemple des conditions réglementaire.
  • New primary effect : il s’agit d’une cause qui nécessite d’ouvrir une autre branche de résolution. Ce peut être le cas lorsque la cause est chez le fournisseur par exemple.
  • Other cause paths more productive : il s’agit d’une cause étant trop coûteuse à résoudre ou n’expliquant pas suffisamment le problème.

Etape 3 : Finaliser la représentation

Reprendre le reality chart en groupe. Discuter de sa construction, vérifier ensemble les différents « Stop » et apporter des réponses à toutes les questions posées pendant sa construction. L’objectif ici est de le finaliser en obtenant le consensus de l’équipe sur la chaîne causale du problème.

Etape 4 : fournir les évidences

Pour chaque condition, action… la méthode demande d’apporter des évidences. Elles peuvent être de 4 types :

  • Sensorielle : la preuve est apportée par notre toucher, la vue…
  • Inférer : la preuve provient elle-même d’une relation de cause à effet. Exemple, si une action est la vapeur d’eau, la preuve peut être emmenée par la température de l’eau.
  • Intuition/Émotionnelle : Ce sont des évidences liées aux raisonnement, aux émotions et ne sont donc pas factuelles.
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